Amisnet, Agenzia Radio Comunitaria Campagna Supporto 2005 Amisnet


BREVES NOTES SUR GAZA ET SES ENVIRONS 27/6/07

SOIGNER TALIBANS ET ANTI-TALIBANS, LE PARI (PERDU) DE STRADA 27/4/07

A PROPOS DE GIANNI RUFINI ET L'AFGHANISTAN 9/3/07

UNE FEUILLE DE ROUTE POUR L'AFGHANISTAN 9/3/07

AFRIQUE, ONG CONTRE LE NOUVEAUX ACCORD DE COMMERCE 18/2/07

L'AME DE KABOUL 5/10/06

INTIMIDATION MAFIEUSE A LA RAINEWS24 31/5/06

LA COOPERATION DE REGION ET VILLES 4/4/06

LE JARDIN DANS LE "BASURERO" 3/4/06

LES MUSULMANS DANS LE MONDE 13/2/06

CARICATURES, CEUX QUI EN ISLAM JETTENT DE L'EAU SUR LE FEU 7/2/06

UN "TRAMP" ITALIEN 4/02/06

RDC, LA GUERRE LA PLUS MORTELLE DEPUIS 1945 07/01/06

ENTRE GLOIRE ET PANNE DE RECHAUD / LE VIETNAM DE THIEP 24/10/05

OURAGAN, LA LECON DE PAUVRES 6/9/05

UN "TRAMP" ITALIEN 4/02/06

Vie et mort de la Boccaccio, navire "nomade" de Castellammare di Stabia à Suez. 36 ans de vie. Lancé en 69 et immatriculé Tirrenia, jusqu’à il y a un an et demi il voyageait entre Beyrouth et Ancône. Beaucoup de passages de sociétés mais un seul pavillon : panaméen.

Gabriele Carchella

Sabato 4 Febbraio 2006
Pavillon panaméen, fabrication italienne, propriété égyptienne pour un navire de l’âge vénérable de 36 ans qui jusqu’en août 2004 transportait des touristes de et pour l’Italie. Dernière route connue, Beyrouth Ancône. C’est la carte d’identité du "Al Salam Boccaccio ’98", coulé dans la Mer Rouge. Bâti dans l’établissement de Castellammare di Stabia par Italcantieri (aujourd’hui Fincantieri), il fut lancé le lointain 8 juin 69 et livré à la Tirrenia le 30 juin 70.

Le ferry était long 120 mètres, atteignait une vitesse de 22 nœuds et avait une jauge brute de 7 mille tonnes. Il avait donc ses presque 36 ans de service, dont beaucoup passés dans les ports italiens. En effet, le ferry n’était pas autorisé à naviguer dans l’océan et il est passé au fil des ans d’une compagnie à l’autre comme un nomade de la mer. En 91, nous le trouvons chez la Inma (maintenant Cantieri San Marco) de La Spezia.

En 1998, il passe aux mains du groupe égyptien "El Salam Maritime", le propriétaire actuel, un colosse qui compte dans sa flotte une douzaine de ferries et transporte environ un million de passagers par an, ce qui en fait la plus grande compagnie de navigation du Moyen Orient. C’est à l’occasion de ce passage qu’il est rebaptisé "Al Salam Boccaccio 98". Fondée en 1978 par l’ingénieur Mamdouh Ismail, la "El Salam Maritime" est spécialisée dans le transport des passagers et des marchandises dans la Mer Rouge, dans la Méditerranée et dans les croisières dans le Haut Nil.

En 99, le ferry prête ses services à la "El Salam Shipping" de Suez, bien qu’il soit enregistré par la panaméenne Pacific Sunlight Marine Inc. En août 2001, au contraire, il relie Gênes à Tunis pour la compagnie tunisienne Cotunav, tandis qu’en juin 2002 il assure le transport entre Savone et Tanger pour la Marini Travel.

Le ferry est donc doublement lié à l’Italie, aussi parce qu’il était encore certifié par le Registre naval italien (Rina) pour les contrôles structurels et de l’appareil moteur. Mais la Tirrenia rappelle que le Boccaccio avait satisfait non seulement aux contrôles établis par les normes européennes et internationales, mais aussi à une série de tests complémentaires non obligatoires. Mais la dernière révision, selon ce qui a été déclaré par la "El Salam Maritime" pour prouver que la Boccaccio était en règle, remontait même à 1991. Une femme de Belfast qui a voyagé sur le ferry en 2000, interviewée par la Bbc, l’a qualifié de "tramp rouillé" qui "tanguait terriblement", terrorisant les passagers. En effet, la loi égyptienne permet la navigation jusqu’à 25 ans après le lancement, mais l’expédient du pavillon étranger permet de prolonger la vie des coûteux navires de transport.

L’accident n’est que le dernier d’une longue série dans les eaux égyptiennes au cours des vingt dernières années. Outre celui d’octobre dernier, arrivé à un ferry de la même compagnie (quatre victimes), d’autres épisodes semblables doivent être rappelés. Parmi lesquels le naufrage d’un bateau de croisière sur le Nil en août 88 entre Assouan et Louxor (33 noyés, dont 16 étaient des Italiens). En 1991, un ferry avec des centaines de passagers avait coulé dans la Mer Rouge, près du port de Safaga. En septembre 1996, enfin, un navire transportant 70 passagers avait coulé dans le Nil au sud du Caire. Le secteur des transports égyptien, du reste, ne brille certainement pas pour son efficacité et sa sécurité. Ce sont les très nombreux Egyptiens qui se rendent chaque année en pèlerinage à La Mecque qui en ont cette fois fait les frais. Et nombre d’autres faisaient partie de cette communauté d’Egyptiens émigrés en Arabie Saoudite qui choissent pour revenir au pays le transport maritime, parce qu’il coûte moins cher.



Powered by Amisnet.org