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LES MUSULMANS DANS LE MONDE 13/2/06

Brève géographie sociale de l’Islam, avec un schématisme inévitable, beaucoup de simplification et un peu d’ironie

Irene Panozzo e Emanuele Giordana

Lunedi' 13 Febbraio 2006

Combien sont-ils ?
Sur un total d’1,3 milliard environ, 930 millions à peu près vivent en Asie, dont 240 millions au Moyen-Orient (Croissant fertile, Iran, Péninsule arabe et Turquie) et 690 millions environ en Asie méridionale centrale, 320 millions résident en Afrique, dont 130 environ en Afrique du Nord et 190 en Afrique sub-saharienne. L’Europe, enfin, compte environ 35 millions de fidèles d’Allah, l’Amérique du nord guère plus de 5 millions et l’Amérique latine un million et demi.

Les pays les plus peuplés
Le pays musulman le plus peuplé est l’Indonésie avec environ 200 millions de citoyens, équivalents à 90 % de la population, qui professent une foi en Allah. Les 10 % restants sont composés de chrétiens de diverses confessions et d’indous. Dans le sous continent indien, par contre, l'islam est la religion de la quasi totalité de la population au Pakistan et au Bangladesh, alors qu’en Inde c’est une minorité telle (130 millions) que, bien que n’étant que 13 % de la population, elle fait de l’Union indienne le troisième pays musulman du monde.

Les chiites
Les chiites constituent la confession religieuse majoritaire en Iran (94%), Irak (62,5 %) et Liban (34,1 %, par rapport à 23,4 % de maronites, 21,2 % de sunnites et 11,2 % d’orthodoxes), alors qu’il représentent des minorités importantes au Koweït (30,3 % contre 45 % de sunnites), dans les Emirats Arabes (15,9 %) et en Syrie (12 %). A Oman, par contre, la majorité de la population est de foi ibadite (73,6 %), une secte hétérodoxe musulmane. Les sunnites demeurent la majorité dans tous les autres pays musulmans.

Minorités inconnues
Il en existe au Népal (3,9 %) considéré à tort comme une monarchie bouddhiste (la majorité est indoue), au Sri Lanka (9 %), où ils ont protesté parce qu’écrasés dans la guerre entre tamul et cingalais. Et jusqu’en Corée. En Chine, ils sont nombreux et considérés comme un risque de sécession par Pékin.

Minorités persécutées
Le Mouvement de la Ahmadiyya, minorité d’environ 200 millions de musulmans dispersés en 178 pays où ils vivent assez mal. Disciples, considérés comme hérétiques, du prophète panjab Mirza Ghulam Ahmad, qu’ils prennent pour une réincarnation de Jésus et le messie annoncé. Les groupes sunnites les plus radicaux ont demandé au Pakistan un amendement constitutionnel pour qu’ils soient déclarés non musulmans. En Indonésie, ils ont récemment été la cible de violentes attaques.

Le plus rigoureux
Le seul pays musulman qui ne garantit même pas la liberté religieuse de parole est l’Arabie Saoudite, où les non musulmans ne peuvent pas ouvrir de lieux de culte et professer librement leur religion. Le Royaume wahhabite adopte une attitude plutôt discriminatoire même envers les chiites qui, étant musulmans, peuvent avoir leurs mosquées mais sont sans arrêt sous contrôle et où on leur interdit de pratiquer leurs propres rites (par exemple dans le cas de la fête de la ashura, une des fêtes chiites les plus importantes).

Guerre de religions
Le Pakistan est en tête du classement : le sectarisme entre sunnites et chiites, minorité dans le « pays des purs », a causé, de janvier 89 jusqu’aujourd’hui, plus de 2 mille morts et environ 4 mille blessés lors de presque 1900 incidents : une moyenne de 100 morts par an qui, en 2004, a dépassé la barre des 200.
Dans les Moluques, la guerre entre chrétiens et musulmans (1999-2002) a causé entre 5 et 9 mille morts et plus de 500 mille réfugiés. Des manifestations sectaires sont signalées actuellement à Poso, dans les Sulawesi. Dans les états du nord de la Fédération Nigériane, l’introduction de la charria a causé de violents affrontements entre musulmans et chrétiens.

Madrassas
Les écoles coraniques les plus connues sont celles du Pakistan, aux alentours de13 mille . Le groupe le plus important est celui des Deobandi Wafaq al –Madaris, avec plus de 7 mille écoles, les plus radicales. Barelvi Tanzeem al Madaris, qui en accueille environ 170, représente par contre la ligne modérée et ouverte de l’islam pakistanais. La construction de centaines de madrassas et mosquées a été financée, pendant cette dernière décennie, surtout par l’Arabie Saoudite, en Asie comme en Afrique.

Les lois anti-conversion
Dans les autres pays musulmans la liberté religieuse est officiellement garantie. Mais la pratique ne respecte pas toujours les règles. Différentes formes de discriminations sont donc possibles, par exemple en rendant l’accès à l’instruction supérieure compliqué pour les non musulmans, ou en augmentant les contrôles de manière à empêcher les conversions de l’islam à d’autres religions. La même chose vaut cependant à l’égard des musulmans dans les pays où ceux-ci représentent une minorité. Par exemple en Inde, où justement les lois anti-conversion (cette fois de l’indouisme à l’islam ou au christianisme) ont réduit de façon drastique les possibilités d’un libre exercice de choix religieux.


Les plus riches (et les plus petits)
Les 2 .400 habitants des Emirats arabes (21.500 dollars par habitant) , les 1 million et 500 mille habitants du Koweït (15.700) et les 350 mille habitants du Brunei (12 mille), petit état de Bornéo, grand de 5 mille kms carrés.

Les plus pauvres
La Somalie, avec 7 millions d’habitants et seulement 110 dollars de revenu annuel par habitant et le Burkina Fasso avec 110 millions d’habitants (dont la moitié de musulmans) et 331 dollars par habitant.

Les caricatures et les plus modérés
Les « méchants » sont connus, un peu moins ceux qui ont essayé de jeter de l’eau sur le feu : Yusuf al Qaradawi, le très écouté représentant de l’islamisme modéré qui dans sa rubrique Charia et vie sur Al Jazeera a condamné les assauts contre les ambassades comme « inacceptables », ce qu’a fait aussi l’ayatollah libanais Fadlallah et Mohammed Mahdi Akef, guide suprême des Frères Musulmans égyptiens. Mahmoud A-Zahar, leader du Hamas, a rendu visite à la paroisse catholique de Gaza pour offrir sa protection. Condamnations sévères aussi de la part de nombreux chefs d’états : en premier lieu, le turc Erdogan mais aussi l’indonésien Yudhoyono et le malaisien Abdullah Badawi.

Les plus sévères
Une autre forme de restriction de la liberté religieuse est celle opérée par certains gouvernements de pays musulmans à l’égard de l’islam lui-même, par exemple en imposant à toutes, ou presque toutes, les mosquées du pays des sermons préparés par les autorités pour la prière publique du vendredi. Cela arrive en Egypte, où s’est accrue au même moment la répression contre les conversions au christianisme, dans une attitude plutôt contradictoire qui ressemble fort à un instrument de contrôle sociopolitique de la part du régime bien plus qu’à un réel choix de politique religieuse.

Les plus courus
La Mecque et Médine sont visitées chaque année par au moins deux millions de personnes pour le Hadj, le pèlerinage aux lieux saints, un des piliers de l’islam. Les autres destinations fondamentales pour les sunnites sont Jérusalem, et Kairouan en Tunisie. Pour les chiites, les villes saintes sont Kerbala et Najaf en Irak, et Mashad en Iran.

Les plus … malchanceux
Cela fait deux ans que participer au Hadj a quelques conséquences au Nigeria. L’année dernière l’Arabie Saoudite protesta formellement contre le gouvernement nigérian parce que, selon Riyad, 27 mille pèlerins nigérians environ étaient restés illégalement à l’intérieur des frontières saoudiennes après y être entrés pour le pèlerinage annuel, qui devenait ainsi une nouvelle route de l’immigration clandestine. Cette année, afin peut-être d’éviter les problèmes survenus en 2005, les pèlerins nigérians qui avaient obtenus un permis pour partir en Arabie Saoudite ont été laissés à terre en attente, dans leurs aéroports, si longtemps qu’ils sont arrivés trop tard pour le pèlerinage et qu’ils ont donc été renvoyés dès qu’ils sont arrivés dans l’espace aérien saoudien.


Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



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