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OURAGAN, LA LECON DE PAUVRES 6/9/05

OURAGAN, LA LECON DE PAUVRES 6/9/05

Ce que l’expérience cubaine enseigne est que ça n’est pas forcément la haute technologie qui sauve les vies humaines

Emanuele Giordana

Martedi' 6 Settembre 2005


Si Fidel Castro avait voulu être de mauvais goût, il ne se serait pas limité à offrir de l’aide. Et, dans son message de condoléance aux Etats-Unis, il aurait rappelé au pays du premier monde par excellence que, peut-être, le « tiers-monde » a quelque chose à leur apprendre. Il y a quelques années, pour le cyclone Ivan, grâce à un système d’alarme et à une organisation préventive draconienne dans les communautés locales, le gouvernement cubain fut en mesure de déplacer en quelques heures deux millions et demi de personnes, en sauvant biens matériels, vies humaines et animales. Avec Ivan, La Havane n’enregistra aucune victime alors qu’aux Caraïbes on en compta 112, dont 35 aux Etats-Unis. Si on remonte plus loin, en 1998, l’ouragan George tua 4 personnes à Cuba et 600 dans le reste des Caraïbes. Pendant l’ouragan Charley, le dernier dans l’ordre chronologique, l’île de Fidel Castro enregistra 4 autres victimes. La Floride, 30. On pourra objecter que les chiffres de la population cubaine ne sont pas les mêmes que ceux des Usa (même si le bilan encore incertain de Katrina apparaît inimaginable) mais il est vrai que la stratégie préventive de Cuba est très valorisée à l’ONU, si bien que, comme il manifesto l’a déjà rapporté, quand le Sri Lanka post tsunami demanda des informations sur le type de modèle futur de prévention à adopter, il se vit conseiller « un voyage à La Havane ». Sitôt dit, sitôt fait. Le secret des cubains est l’œuf de Colomb : conscience très répandue du risque, dans la population, et capacité optimale de recours aux ressources humaines sans besoin de grands moyens et avec une capacité très rapide de mobilisation en temps réel, impliquant écoles, usines et lieux publics. Qu’est-ce qu’enseigne l’expérience cubaine ? Qu’un pays qui n’a pas de grands moyens technologiques et de puissantes protections civiles peut malgré tout monter un système d’alerte - et de mobilisation- très raffiné. Et à la charge de l’état. Ce que l’expérience cubaine enseigne, et que l’épisode Katrina confirme, est donc que ça n’est pas forcément la haute technologie qui sauve les vies humaines. Elle enseigne que la « libéralisation » de la réponse aux désastres porte malheur. En Louisiane, disent les chroniques, l’évacuation était obligée. Mais si tu n’as pas d’argent pour partir, comment fais-tu ? Tu t’arranges, et si ça tourne mal, tu meurs. De nombreux gouvernements raisonnent de la même manière et les régimes ne sont pas en eux-mêmes une garantie : dans la Chine de Deng par exemple, les catastrophes naturelles se traduisent toujours en chiffres importants, ce qui semble tenir non seulement à la pression démographique, mais à une certaine négligence, typiquement impériale, à l’égard des propres citoyens. Comme le montre la digue des Trois gorges, et les faibles préoccupations de Pékin pour son impact sur les populations résidentes. Quoi qu’il en soit, quand le gouvernement du Sri Lanka s’est adressé aux Nations Unies, les experts en catastrophes n’ont eu aucun doute pour conseiller à un pays pauvre (PIB par habitant : 881 dollars par an) les méthodes d’un autre pays pauvre (Cuba : 1700 dollars). Mais peut-être est-ce une leçon qui vaut aussi pour un pays dont le revenu moyen tourne autour de 37.000 dollars.




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